ExplorerMarchéCollectionneurs
Connexion ou Inscription
GuidesÉvénementsBlogPublicationsEspèces minérales
ToutClasse mondialeNouveautésSous $500Pièces d'exceptionVertBleuVioletAméthysteQuartzFluorineTourmalineMalachiteAzuriteRhodochrosite🇳🇦Tsumeb🇲🇽Mexique🇧🇷Brésil🇮🇳Inde

Earthwonders

Le marché mondial des spécimens géologiques authentiques. Il met en relation des collectionneurs passionnés avec des marchands de confiance partout dans le monde.

Recevez les dernières nouvelles d'EarthWonders
Politique de confidentialité
Rejoignez notre communauté
InstagramFacebookXYouTubeReddit
Découvrir

Parcourir le marché

Parcourir les spécimens

Profils de collectionneurs

Minéraux populaires

Fluorine

Quartz

Calcite

Malachite

Pyrite

Barytine

Azurite

Smithsonite

Tourmaline

Galène

Pyromorphite

Sphalérite

Apprendre

Guides

Toutes les politiques

Blog

Newsletter

Entreprise

À propos de nous

Notre histoire

Contribuer

API pour les développeurs

Carrières

Apple et le logo Apple sont des marques commerciales d’Apple Inc., déposées aux États-Unis et dans d’autres pays. App Store est une marque de service d’Apple Inc.

© 2026 earthwonders
    7 views
    Se connecter pour modifier
    Par Eugene·Mis à jour le 10 septembre 2026

    Ticino, Suisse - minéraux de crevasse alpine, classiques métamorphiques et minéraux d’importance rare; quartz tessin célèbre et la localité type de la tremolite Campolungo.

    Key facts

    Locality
    Tessin
    Country
    Suisse
    Traduit de anglais—Voir l'original

    Ticino, Suisse

    Aperçu

    Le Ticino n’est pas tant une seule localité minière que l’ensemble d’une province alpine de collection, et c’est précisément pour cela que cela compte. Le canton s’étend sur plusieurs des grands éléments structurels des Alpes centrales et méridionales : la région du Gotthard et Leventina au nord, les nappes penniniques et sous-penniniques du dôme lépontin à travers les hautes vallées, la ligne insubrique dans la ceinture méridionale, et le socle Strona-Ceneri des Alpes du Sud vers Malcantone et la frontière italienne. Pour les collectionneurs, cette géologie complexe se traduit par trois mondes d’échantillons qui se chevauchent : les minéraux alpins en fente issus du granit, du gneiss, du schiste et des carbonates ; les classiques métamorphiques issus des schistes riches et des dolomites ; et de petits districts d’orp ore historiques avec minéralisation en or, fer, arsenic, plomb, zinc et cuivre.

    La première image que de nombreux collectionneurs associent au Ticino est le quartz du « Tessin habit » : des cristaux effilés, à degrés, fortement pyramidaux, dont les faces prismatiques semblent se rétrécir vers le point plutôt que de former le prisme alpin ordinaire à faces plates. De beaux échantillons issus de Val Bedretto, Valleggia, Cavagnoli et d’autres localités nord du Ticino peuvent être brillants, vitreux, légèrement fumés ou limpides comme de l’eau, avec des faces satinées striées et l’architecture inconfondable qui a fait du « quartz tessin » un terme descriptif mondial. Le canton a également produit des roses de fer hematite élites de la suite Gotthard avec rutile et adularia ; des zircon rouges, jaunes-brun et roses-brun provenant des pegmatites de néphéline exceptionnelles de Centovalli ; du kyanite bleu classique et de la staurolite chocolat dans le schiste paragonité à Sponda Alp–Pizzo Forno ; de la corindon et de la tremolite de Campolungo ; et une longue liste d’espèces accessoires alpines rares.

    Vue Régionale

    Loading locality...

    Vue par Pays

    Loading locality...

    Historiquement, le Ticino occupe aussi une place particulière dans la nomenclature minérale. La tremolite tire son nom du Val Tremola, mais la véritable localité-type est aujourd’hui comprise comme Campolungo, plus au sud dans le Ticino, où la tremolite apparaît dans de la dolomite triassique. La paragonite, la mica sodique qui forme la matrice perlée blanche des célèbres échantillons de kyanite-staurolite de Pizzo Forno, est également associée à une localité-type tessine. Ce ne sont pas de simples échantillons alpins attractifs ; ce sont des points de référence dans l’histoire de la minéralogie.

    Quartz tessin du Poncione di Valleggia, zone glaciaire Cavagnoli — crédit : Rob Lavinsky, iRocks.com via Wikimedia Commons

    À lire aussi

    Fibbia, guide localité Suisse

    Fibbia, guide localité Suisse

    Massif du Saint-Gotthard Central, Suisse - Guide localité

    Massif du Saint-Gotthard Central, Suisse - Guide localité

    Hématite

    Hématite de Fibbia, Suisse

    Planggenstock, Suisse Guide de Localité

    Planggenstock, Suisse Guide de Localité

    Göscheneralp, Suisse Guide Localité

    Göscheneralp, Suisse Guide Localité

    Vorderer Zinggenstock, Suisse Guide localité

    Vorderer Zinggenstock, Suisse Guide localité

    Sur cette page

    • Aperçu
    • Specimens en vedette
    • Locality Information
    • Minéraux notables
    • Quartz
    • Zircon
    • Rutile
    • Notes du collectionneur
    • Stories & Field Notes
    • Mineralogical Records & Publications
    • Lectures complémentaires et liens externes

    Photo : Wikimedia Commons

    Zircon avec phlogopite et albite de Val Capolo, Tessin — crédit : Raimond Spekking via Wikimedia Commons

    Photo: Wikimedia Commons

    Adulaire avec rutile du Massif central du Gotthard, Leventine, Tessin — crédit : Rob Lavinsky, iRocks.com via Wikimedia Commons

    Photo: Wikimedia Commons

    Specimens en vedette

    Locality Information

    Search for specimens: View all specimens from Ticino, Switzerland

    La minéralisation des collectionneurs dans le Tessin se comprend mieux comme un ensemble à l’échelle du canton plutôt que comme un seul dépôt. Au nord, les localités de spécimens autour d’Airolo, Val Bedretto, Val Canaria, Tremola, Lucendro, Fibbia, Piora, Ritom et du massif central des Alpes Saint-Gothard sont principalement des occurrences alpines sous forme de fentes et de veines. Elles se sont formées dans des roches cristallines fracturées lors de la déformation et de la métamorphose alpines, lorsque des fluides mineralogènes ont ouvert ou exploité des fissures dans le gneiss, le granite, le schiste, l’amphibolite et les lithologies associées. Les séries de fissures constituent la source des quartz tessinois, quartz fumé, adulaire, albite-pericline, chlorite, rutile, roses de fer d’hematite, titanite, anatase, brookite, des minéraux du groupe épidote et de nombreux accessoires plus rares.

    La grammaire visuelle de ces spécimens du nord est résolument alpine : adulaire blanc à nacré, poussière de chlorite, lames et roses d’hematite, rutile rouge-brun, quartz élancé, sceptres fumés et péricline acéré. Fibbia et Lucendro sont particulièrement importants pour les roses de fer en hematite, souvent avec rutile et adulaire. Tremola est historiquement lié à un quartz Tessin-habitus excellent avec des inclusions d’actinolite. Val Bedretto et Val Cristallina forment des zones quartz classiques, et Valleggia–Cavagnoli est l’un des noms que les collectionneurs associent au quartz le plus sculptural et effilé du canton. Dans la région de Naret, du titanite fin a été signalé, tandis que les zones de Sella et Ritom sont connues pour le quartz, la péricline, la muscovite, le rutile rouge, la titanite, les minéraux alpins apparentés et les propriétés de fente alpine.

    Au sud et à l’ouest, le Tessin change de caractère. La zone Centovalli–Gridone–Monte Limidario a donné l’une des occurrences de zircon les plus remarquables de Suisse : des cristaux de zircon exceptionnellement grands issus de pegmatites porteurs de nepéhelé associées au cadre ultramafique/peridotitique Finero-Centovalli. Ces zircons ne sont pas de simples accessoires de grains de sable ; les cristaux mesurent en moyenne environ un centimètre sur les occurrences notables et atteignent environ 9 cm, avec une couleur brun-rouge à rose-brun, la phlogopite ou la biotite, l’albite, la nepéline et d’autres minéraux associés inhabituels, y compris la sodalite et la cancrinite signalés comme des occurrences exceptionnelles suisses.

    À Campolungo, dans la haute vallée de Piumogna, les collectionneurs entrent dans le monde métamorphique-carbonaté. La localité comprend de la dolomie triasique et des roches associées célèbres pour la tremolite, le corindon et les espèces apparentées ; c’est la véritable localité type de la tremolite, malgré l’attachement historique trompeur du nom à Val Tremola. Le Pizzo Forno et la Sponda Alp, au-dessus de la vallée de Chironico, constituent un autre type de classique métamorphique : des cristaux de kyanite bleue et de staurolite brun, incrustés dans un schiste micas riches en paragonite et blancs brillants. La matrice fait partie de l’identité de la localité ; des cristaux détachés perdent une grande partie des informations géologiques et esthétiques qui font des échantillons les plus désirables du Pizzo Forno.

    Le Tessin possède également une véritable histoire minière, bien que sa renommée en matière de spécimens ne repose pas principalement sur de grandes mines d’uranifères. Dans la Valle Morobbia, la minéralisation est liée à la Ligne insubrique, la principale zone de faille est-ouest séparant la zone racinaire alpine centrale du socle cristallin des Alpes du Sud. Les veines ferrugineuses sur le côté gauche de la vallée appartiennent à un district plus vaste s’étendant vers Dongo et la Val Cavargna en Italie et les vallées tessinoises voisines. Les minerais de Morobbia sont dominés par des sulfures de fer, en particulier la pyrrhotite et la pyrite, avec traces de chalcopyrite ; les failles minéralisées sont interprétées comme des itinéraires privilégiés pour des fluides riches en minéraux du Paléozoïque tardif, du Carbonifère au Permien.

    À Malcantone, la minéralisation est aurifère et polymétallique plutôt que décorative des crevasses alpines. Le district Astano–Sessa, à environ 15 km à l’ouest de Lugano, contient de petits dépôts de sulfures riches en As, Pb, Zn, Fe et Au dans des roches d’assise gneissiques de la Zone Strona-Ceneri. L’assemblage minier comprend l’arsénopyrite, la pyrite, la sphalérite, la galène, la pyrrhotite, la chalcopyrite et l’or dans une gangue de quartz-carbonate, l’argent étant également historiquement important. Des tentatives d’exploitation aurifère sont documentées dès 1785, et le district a vu des travaux au XIXe siècle sous l’ingénieur Vinasco Baglioni ainsi que des efforts industriels au XXe siècle par Mines de Costano SA, fondée en 1933. À la mine Costa di Sessa, plus de deux kilomètres de galeries ont finalement été creusés sur cinq niveaux ; les travaux furent interrompus pendant la Seconde Guerre mondiale lorsque les concentrés ne pouvaient pas être envoyés en Belgique pour le traitement final, repris par la suite, puis suspendus en 1952.

    L’accès aujourd’hui doit être pris au sérieux. La collecte de minéraux dans le Tessin est réglementée par une autorisation cantonale, gérée par le Museo cantonale di storia naturale, et certaines communes peuvent exiger une autorisation supplémentaire. Les anciennes carrières, entrées de mines et expositions liées aux galeries ont beaucoup évolué: certaines carrières de granite ont été partiellement remblayées avec des matériaux provenant de grands travaux de tunnels alpins, tandis que des entrées de mine historiques peuvent être fermées, dangereuses, gérées privatement ou accessibles uniquement lors de visites guidées. Les collectionneurs sérieux devraient considérer le Tessin comme une province où l’on a besoin d’autorisations et de connaissances locales, et non comme une zone d’excavation libre et illimitée. Les meilleures histoires de collecte modernes du canton impliquent un travail sur le terrain patient, des visites répétées, une attention méticuleuse aux flottants et à la géologie, et une disposition à laisser intactes les zones protégées ou dangereuses.

    Minéraux notables

    Quartz

    Le quartz est le minéral signature des collectionneurs du Tessin, car le canton a donné son nom à l’habitus tessinien: cristaux alpins effilés et escamotés, en prisme et pyramide, dont la croissance produit une architecture pointue et effilée et un motif de faces en mosaïque plutôt que le prisme droit et uniforme habituel. Val Bedretto et Vergeletto comptent parmi les sources historiques les plus notables de cet habitus, tandis que Val Cristallina, Tremola, Valleggia, Cavagnoli et la région plus large Leventina–Bavona–Gotthard ont produit des cristaux incolores à smoky allant jusqu’à des groupes de quartz-néel et du quartz associé à l’actinolite, la calcite, l’adulaire, le rutile, la chlorite et l’hématite. Le quartz ticinois de qualité se juge moins sur la taille que sur l’architecture: une bonne pièce a un éclat net, des terminaisons effilées intactes, des arêtes non endommagées, une transparence vive ou une profondeur fumée, et suffisamment de matrice ou d’association pour l’ancrer sans équivoque dans l’environnement des crevasses alpines.

    Zircon

    Le zircon tessin est concentré autour de l’intérêt des collectionneurs dans les occurrences Centovalli–Gridone–Monte Limidario, où des pegmatites porteurs de néphéline ont donné des cristaux de zircon d’une taille exceptionnellement grande, brun-rouge à rosé-brun, dans une matrice blanche à pâle d’albite et de néphéline avec de la phlogopite ou de la biotite, de l’apatite et d’autres minéraux associés inhabituels. La grande découverte de Centovalli a commencé par un fragment rose-rouge d’environ 3 cm trouvé dans un lit de ruisseau et confirmé par des travaux radiographiques, suivie de années de recherches avant que les pegmatites sources ne soient localisées sur le flanc nord raide du Monte Gridone; les meilleurs cristaux atteignaient environ 9 cm, avec de nombreux bons exemplaires autour de 2–3 cm. Les meilleures pièces présentent une morphologie tétragonale bien formée, une couleur attrayante, des faces nettes ou richement modifiées, une association visible avec une matrice albite-phlogopite-néphéline, et, dans les matériaux particulièrement souhaitables, une forte fluorescence jaune sous lumière ultraviolette à ondes courtes.

    Rutile

    Le rutile du Ticino est le plus admiré lorsqu’il est associé à la Gotthard Alpine-cleft, particulièrement à Fibbia, Lucendro et les localités connexes du Massif Central du Gotthard, où des cristaux striés rouge à rouge vin et des aiguilles se trouvent avec des roses de fer hematite, adulaire, quartz, dolomite, muscovite et chlorite. Dans les pièces les plus fines du style ancien, le rutile n’est pas seulement une inclusion ou une poussière accessoire : il forme des cristaux aciculaires nets ou des croissances épitaxiées orientées sur des lames d’hematite brillantes, ajoutant une touche rouge métallique aux formes noires-argentées en « rose ». Les bons spécimens de rutile du Ticino sont donc jugés autant par leur emplacement et leur association que par la taille des cristaux ; quelques cristaux de rutile lumineux et bien positionnés sur une rose de fer complète ou une matrice d’adulaire peuvent être bien plus importants qu’un éparpillement plus volumineux mais visuellement perdu d’aiguilles.

    D’autres minéraux documentés du Ticino incluent deux espèces de localité-type d’une importance particulière : la tremolite de Campolungo et la paragonite de Sponda Alp–Pizzo Forno. Le canton possède également duyanite classique de Pizzo Forno ainsi que la kyanite et la staurolite, de l’alucolte de Campolungo incluant du rubis et du saphir, de la bazzite du Gotthard, de l’adulaire et des roses de fer hematite, de l’anatase de Valleggia incluant des cristaux rouges et bleus, de la titanite de la région de Naret, de la scapolite du Lago Tremorgio, de l’euclase de la zone Cavagnoli, de la scheelite d’Alpe Bovarina et d’Iragna, et une longue suite de minéraux de minerai à Malcantone et Valle Morobbia qui comprend l’or natif, l’électrum, l’arsénopyrite, la pyrite, la pyrrhotite, la chalcopyrite, la sphalérite, la galène et de nombreux produits d’oxydation.

    Notes du collectionneur

    Les spécimens du Tessin sont souvent mal étiquetés au niveau localité plus fin. Des étiquettes plus anciennes peuvent dire simplement « St. Gotthard », « Gotthard », « Tessin », « Fibbia » ou « Airolo », même lorsque la source réelle peut avoir été Lucendro, Tremola, une carrière, une exposition dans un tunnel, ou une autre localité voisine en faille. Cela compte surtout pour les roses de fer, les associations de rutile et le quartz à habitude tessinienne : une étiquette générale Gotthard est historiquement plausible, mais une sublocalité moderne sûre devrait être appuyée par la provenance, d’anciennes étiquettes, l’histoire de la collection ou une matrice distinctive.

    Le problème de localité le plus célèbre est plus ancien que les transactions minières modernes : la tremolite a été nommée d’après Val Tremola, mais le véritable matériel type est maintenant rattaché au Campolungo. Cette confusion historique n’est pas une contrefaçon au sens habituel, mais c’est un avertissement. Le Tessin a produit des spécimens dont les étiquettes préservent une tradition de collecte ancienne plutôt que la précision locale stricte moderne.

    Pour le quartz, examinez les pointes, les arêtes de prisme et les réparations. Les cristaux à habitude tessinienne sont attractifs en raison de leur géométrie effilée, et même de petites contusions sur les faces échelonnées ou les terminaisons peuvent aplatir l’effet visuel. De nombreux cristaux présentent une poussière de chlorite, une coloration au fer, de petits contacts réouvertes ou des cicatrices d’extraction ; ces éléments sont courants et pas nécessairement graves, mais une pièce apparemment de premier choix devrait avoir une terminaison intacte et une forme d’amortissement nette. Méfiez-vous du quartz trop nettoyé, surtout si une pièce paraît anormalement lumineuse mais présente de l’albé́disé feldspathique, du chlorite terni ou des fractures suspiciousement fraîches.

    Pour le zircon, la localité et l’association sont essentielles. Les zircon Centovalli sont denses, souvent brun-rouge à rose-brun, et peuvent s’associer à de l’albite, de la phlogopite ou de la biotite et à une matrice portant de la népéline. Des cristaux détachés sans matrice sont plus difficiles à situer et peuvent être confondus sur le marché avec des zircons d’autres pays. Une fluorescence UV courte d’onde jaune prononcée est une caractéristique utile pour certains matériaux de Centovalli, mais la fluorescence seule ne prouve pas la localité.

    Pour les roses de rutile et d’hématite en fer, surveillez les morceaux de matrice assemblés ou réparés. Les vraies roses de Gotthard en fer peuvent être fragiles le long des contacts platis, et les aiguilles de rutile se cassent facilement. Un spécimen avec une hématite dramatiquement isolée sur adulaire ou quartz devrait être examiné pour la colle, les points d’attache comblés et un lustre mal assorti. De fins vieux morceaux Fibbia/Lucendro sont rares et se vendent cher ; de petites vignettes honnêtes avec des roses complètes et des accents de rutile intacts sont souvent plus prisées par les collectionneurs que des pièces plus grandes endommagées en cabinet.

    Le matériel tessinien apparaît régulièrement mais de manière sélective sur le marché. Le quartz est le plus disponible, en particulier sous forme de quartz générique Ticino ou Tessin-habit; des exemples exceptionnels de Val Bedretto, Valleggia ou Cavagnoli, d’ancienne provenance, sont beaucoup moins fréquents. Le zircon du Centovalli est véritablement limité et doit être traité comme un objet de spécialité, non comme une marchandise. Le rutile en tant qu’espèce principale est rare; le rutile en accessoire sur l’hematite, l’adulaire ou le quartz est plus fréquemment rencontré, mais des combinaisons Gotthard fines, esthétiques et indemnes sont hautement compétitives.

    Les considérations de manipulation sont simples mais importantes. La tremolite appartient au groupe des amphiboles, et les habitudes fibreuses/asbestiformes ne doivent pas être abrasées, sciées, brossées agressivement ou nettoyées avec de l’air comprimé. Les spécimens d’exposition massifs ou à cristal grossier sont généralement stables s’ils sont laissés intacts, mais la production de poussière doit être évitée. Des minéraux radiotifs sont documentés dans certaines occurrences tessiniennes, comme dans de nombreux milieux alpins riches en éléments rares, de sorte que les espèces inhabituellement porteuses d’uranium doivent être stockées et manipulées avec les précautions habituelles des minéraux radioactifs. Pour le zircon du Centovalli, réduisez au minimum l’exposition inutile à une lumière forte et à la chaleur, et évitez les acides agressifs sur la matrice car les assemblages portant des feldspathoïdes peuvent être chimiquement sensibles.

    Stories & Field Notes

    La plus belle histoire du Ticino ne commence pas par une poche de cristal scintillante, mais par un fragment dans un lit de rivière. Dans le Centovalli, Fabio Girlanda trouva un morceau rouge-rose d’environ 3 cm et fit identifier par rayons X au musée de Genève: zircon. Le zircon n’était pas rare comme accessoire microscopique, mais un fragment alpin de couleur bien marquée à l’échelle d’un centimètre était quelque chose de tout à fait différent. Le fragment signifiait qu’une source devait exister quelque part au-dessus du ruisseau, cassée d’un pegmatite sur les flancs raides du Monte Gridone. Trois années de recherche furent nécessaires pour trouver la première couverture.

    Lorsque Girlanda atteignit enfin la source, le résultat fut un choc minéralogique. À la base d’une petite veine de pegmatite reposait un grand cristal de zircon rouge, bien formé, qui capta la lumière du soleil. D’autres cristaux apparurent dans le sol, lourds et sales, soulevés un après l’autre comme une moisson. La première variété fut nommée Felices Lager, en mémoire de Felice Guerra, cousin de Girlanda, décédé dans un accident de voiture et qui lui avait montré les contours du Centovalli. Une seconde veine de pegmatite fut ensuite découverte après de nombreux autres voyages; elle fournissait également des zircon d’un centimètre dans une roche blanche d’albite et de népélin. L’emplacement finit par produire des cristaux de zircon jusqu’à environ 9 cm, ainsi que des minéraux rares ou jusque-là inconnus en Suisse, dont la sodalite et la cancrinite dans le même environnement pegmatitique inhabituel.

    L’histoire de la tremolite est un récit d’avertissement pour les collectionneurs à l’aube de la minéralogie. Le nom de l’espèce renvoie au Val Tremola près de la route du Saint-Gothard, mais le minéral lui-même n’a pas été trouvé là. L’étude moderne des vieux spécimens et de la littérature ancienne montre que la véritable source est le dolomite triassique de Campolungo, à environ 14 km plus au sud. La raison de ce mauvais nom semble avoir été un secret commercial. Dans un récit de 1809, Leopold von Buch décrivit « les falaises rocheuses hautes et presque inaccessibles de Campo Longo » et expliqua que la demande pour le beau nouveau minéral encouragea le découvreur, probablement un fermier d’Airolo ou de Fontana, à protéger sa source. Lorsque les acheteurs demandèrent au négociant Vizard à Berne d’où venait le nouveau minéral, Val Tremola fut nommé à la place. La tromperie marcha suffisamment bien pour donner au minéral son nom, même si « aucune trace du minéral n’existe dans Val Tremola ».

    Carlo Taddei donne à l’histoire minérale du Tessin son épine dorsale humaine. Né en 1880 et actif pendant des décennies, il a consacré environ 60 ans à la minéralogie du canton, visitant les localités importantes lui-même, documentant soigneusement ses trouvailles avec des photographies et des explications, et publiant Dalle Alpi Lepontine al Ceneri, note di mineralogia en 1937. De nombreux spécimens tessinois dans de vieilles collections ont transité par ses mains ou ont été influencés par ses connaissances de terrain. Son travail a alimenté les grandes synthèses minérales suisses alpines qui ont suivi, et deux de ses collections sont allées à des institutions de Lugano et de l’ETH Zürich. L’honneur que certains estimaient qu’il méritait n’est pas arrivé pleinement de son vivant, mais les étiquettes, les spécimens et les observations de localité ont maintenu son nom vivant parmi les collectionneurs.

    Malcantone raconte une histoire différente : non des poches cristallines dans des fissures élevées, mais l’économie obstinée de l’or. Les tentatives d’exploitation aurifère sont documentées à partir de 1785, des traces plus anciennes suggérant que les habitants auraient pu connaître la fortune du district bien plus tôt. Au XIXe siècle, l’ingénieur Vinasco Baglioni dirigeait les travaux autour du Monte Sceré, où des galeries furent creusées et une usine de traitement établie près de Molinazzo di Monteggio, une zone encore évoquée aujourd’hui comme la Fonderie. En 1933, Mines de Costano SA prit en charge la phase industrielle, étendant d’anciennes exploitations et bâtissant une usine à Lolina. La mine Costa di Sessa cachait finalement plus de deux kilomètres de galeries sur cinq niveaux. La Seconde Guerre mondiale interrompit le traitement, car les concentrés ne pouvaient plus être envoyés en Belgique; les travaux reprirent par la suite mais durèrent peu et l’exploitation minière fut suspendue en 1952. Pendant des décennies, l’entrée fut engloutie par l’abandon et la végétation avant que la mine ne soit rouvert à la mémoire publique dans le cadre du patrimoine minier tessinois.

    Mineralogical Records & Publications

    • Mindat — Ticino, Switzerland — Entrée de base de données minéralogique au niveau cantonal listant plus de 260 minéraux valides, dont quartz, rutile, zircon, paragonite et tremolite.
    • Mindat — Campolungo, Piumogna Valley, Leventina, Ticino, Switzerland — Référence clé pour Campolungo, y compris son statut de locality-type de la tremolite.
    • Mindat — Sponda Alp–Pizzo Forno, Chironico Valley, Faido, Leventina, Ticino, Switzerland — Page de locality pour l’occurrence classique de kyanite-staurolite-paragonite et le contexte de locality-type pour la paragonite.
    • Roth, Philippe (2006), “The Early History of Tremolite,” Axis, 2(3): 1–10 — Article essentiel démêlant le nom Val Tremola, la locality-type Campolungo et l’histoire précoce de la tremolite.
    • Schaller, W. T., et Stevens, R. E. (1941), “The Validity of Paragonite as a Mineral Species,” American Mineralogist, 26: 541–545 — Article analytique classique discutant de la paragonite et de la question de sa validité en tant qu’espèce de mica distincte.
    • Girlanda, Fabio, et Antognini, Marco (2007), “Riesenkristalle: Zirkon aus Nephelinpegmatiten im Peridotit Finero-Centovalli (Schweiz),” Lapis, 32(10): 13–23 — Dossier de publication sur la découverte exceptionnelle du zircon de Centovalli.
    • Weiss, Stefan; Fehr, T.; Ansermet, S.; Meisser, N.; et Pakhomovsky, Ya. K. (2007), “Zirkonführende Nephelinpegmatite im Centovalli, Süd-Schweiz: Struktur, Mineralogie und Kristallisationsfolge,” Lapis, 32(10): 24–30 — Dossier de publication sur la minéralogie, la structure et la séquence de cristallisation des pegmatites nepheliniques porteuses de zircon du Centovalli.
    • Bondietti, Gianluca; Gex, Pierre; Gini, Gian Franco; Hansen, Jörg; Hunziker, Johannes; et Pfeifer, Hans-Rudolf (1994), “Heavy metal contamination around the As-Pb-Zn-Au-mine at Astano (Malcantone, Ticino),” Eclogae Geologicae Helvetiae, 87(2): 487–490 — Bref rapport scientifique sur l’environnement de la mine d’or-polymétallique d’Astano et le contexte des minéraux du minerai.
    • Redler, Charlotte; Irouschek, Alfred; Jeffries, Teresa; et Gieré, Reto (2016), “Origin and Formation of Tourmaline-rich Cordierite-bearing Metapelitic Rocks from Alpe Sponda, Central Alps (Switzerland),” Journal of Petrology, 57(2): 277–308 — Étude pétrologique liée au contexte métamorphique de l’Alpe Sponda.

    Lectures complémentaires et liens externes

    • Musée cantonal d'histoire naturelle — Présentation de la minéralogie — Vue d’ensemble officielle du musée tessinien sur les minéraux des crevasses alpines du canton, minéraux métamorphiques, pegmatites, patrimoine minier et cadre d’autorisation de collecte.
    • Kristalle — Exposition spéciale du canton du Tessin, Mineralienmesse Zürich 2009 — Vue d’ensemble riche orientée collectionneur des localités tessinoises notables, y compris Fibbia, Lucendro, Bedretto, Valleggia, Naret, Campolungo, Pizzo Forno, Cavagnoli et Centovalli.
    • Mindat — Ticino, Suisse — Meilleur point de départ pour la liste minéralogique documentée du canton et ses sous-localités.
    • Mineralienvorkommen — Ticino, localités Locarno et Vallemaggia — Bibliographie utile des localités et notes résumées sur le zircon des Centovalli, Vallemaggia et les occurrences associées dans l’ouest du Ticino.
    • Mineralienvorkommen — Ticino, localités de Leventina — Bibliographie locale et notes pour Leventina, incluant les crevasses de la région du Gotthard, Campolungo, Val Bedretto et les minéraux associés.
    • Centovalli-Tessin — Le zircon de Fabio Girlanda — Récit de la découverte exceptionnelle du zircon des Centovalli et de son contexte sur le terrain.
    • Wikimedia Commons — Minéraux du canton du Tessin — Catégorie d’images ouverte avec des photographies du quartz tessinien, zircon, cordiérite, titanite, xenotime et autres spécimens.
    • Ticino Tourisme — La géologie de Valle Morobbia — Résumé géologique public concis de la ligne insubrique, des veines de pyrite du Morobbia et du cadre structurel régional.
    • Ticino Tourisme — Mines de Valletta — Histoire orientée visiteur des exploitations minières de la vallée Morobbia et leurs périodes d’activité documentées.
    • Miniera d’Oro Sessa — Histoire de la mine — Histoire officielle de la mine d’or Costa di Sessa, y compris la phase du XIXe siècle, Mines de Costano SA et le système de galeries à cinq niveaux.
    • Malcantone Magazine — Le district minier du Malcantone — Histoire régionale de l’exploitation minière de l’or dans le Malcantone, concessions, opérateurs et phase des Mines de Costano SA au XXe siècle.
    • Quartz Collector's Guide
    • Zircon Collector's Guide
    • Rutile Collector's Guide