ExploreMarketCollectors
GuidesEventsBlog
AllFeaturedJust droppedUnder $500Statement piecesGreenBluePurpleAmethystQuartzFluoriteTourmalineMalachiteAzuriteRhodochrosite🇳🇩TsumebđŸ‡ČđŸ‡œMexicođŸ‡§đŸ‡·Brazil🇼🇳India

Earthwonders

The global marketplace for authentic geological specimens. Connecting passionate collectors with trusted dealers worldwide.

Get on the list for the latest from EarthWonders
Privacy Policy
Join Our Community
InstagramLinkedInFacebookYouTube
Discover

Browse Market

Browse specimens

Collector Profiles

Learn

Guides

All Policies

Blog

Newsletter

Company

About Us

Our Story

Contribute

Careers

© 2026 earthwonders
    2 views
    Login to Edit Guide
    Translated from English—See original

    Calcite de la Mine Cavnic, Roumanie## Aperçu

    La calcite de la mine Cavnic appartient Ă  l’une des grandes traditions europĂ©ennes de spĂ©cimens sulfure–carbonate: l’ancien district Kapnik / KapnikbĂĄnya de Maramureș, dans le nord de la Roumanie. La mine est surtout connue des collectionneurs pour la chalcopyrite, la sphalĂ©rite, la stibnite, la rhodochrosite, la fluorite, la baryte, le quartz et les sulfosels, mais c’est la calcite qui donne souvent Ă  ses spĂ©cimens de Cavnic leur finition architecturale: des rhombs nacrĂ©s sur de l’ardoise sombre, des lames manganoan pĂąles Ă  cĂŽtĂ© de la chalcopyrite cuivrĂ©e, des « forĂȘts » crĂšme de cristaux nets, et des remplacements inhabituels aprĂšs le gypse.

    La calcite de Cavnic se distingue car elle se situe Ă  l’intersection de deux plaisirs de collecte. Elle peut ĂȘtre spectaculaire et dĂ©corative, avec des formes sculpturales et un fort contraste, mais elle est aussi enracinĂ©e dans un contexte sĂ©rieux de dĂ©pĂŽt minier. Le systĂšme de Cavnic fait partie du district mĂ©tallogĂ©nĂ©tique Baia Mare dans la ceinture volcanique nĂ©ogĂšne des Carpates orientales, d’un systĂšme de sulfidation faible Ă  intermĂ©diaire, Ă©pithermal Ă  base de mĂ©taux et d’or dĂ©veloppĂ© dans des veines contrĂŽlĂ©es par des fractures. Cette configuration gĂ©ologique influe visuellement: ici, la calcite est rarement « calcite sur roche ». Elle fait couramment partie d’un tableau minĂ©ral complexe avec quartz, dolomite, sphalĂ©rite, galĂšne, chalcopyrite, pyrite, rhodochrosite, sidĂ©rite, fluorite, baryte, gypse, stibnite et minĂ©raux de manganĂšse.

    calcite bearing manganese rose sur quartz de Cavnic — crĂ©dit : Rob Lavinsky, iRocks.com / Wikimedia Commons

    Photo : Wikimedia Commons

    Les calcites de Cavnic les plus convoitĂ©es sont celles qui semblent sans Ă©quivoque roumaines: calcite manganoan pĂąle Ă  saumon, rhombs tabulaires brillants, agrĂ©gats crĂšme sur une matrice sulfure sombre, et des piĂšces avec de la chalcopyrite ou de la pyrite apportant une ponctuation mĂ©tallique. Certaines fluorescent en orange, rouge ou rose-rouge sous lumiĂšre ultraviolette Ă  longue longueur d’onde, en particulier le matĂ©riel manganĂšse. D’autres restent mĂ©morables par leur habitude plutĂŽt que par leur couleur: rhomboĂšdres dĂ©formĂ©s avec des formes « pĂ©tales » empilĂ©es, cristaux jaunes escamotĂ©s, moulages creux, ou pseudomorphes nacrĂ©s de calcite aprĂšs le gypse Ă  lames.

    calcite, dolomite et gypse de Cavnic — crĂ©dit : Rob Lavinsky, iRocks.com / Wikimedia Commons

    *Photo : Wikimedia Commons*Historiquement, la localitĂ© offre la profondeur que les collectionneurs recherchent dans une mine europĂ©enne classique. Cavnic est une ville miniĂšre mĂ©diĂ©vale, longtemps connue sous des noms plus anciens tels que Kapnik et KapnikbĂĄnya, et le district resta important jusqu’à la pĂ©riode miniĂšre industrielle moderne. La localitĂ© se situe Ă©galement prĂšs de l’origine mineralogique de la rhodochrosite, dĂ©crite pour la premiĂšre fois en 1813 Ă  partir d’un matĂ©riau liĂ© Ă  Cavnic / Kapnik. Cette association est pertinente pour les collectionneurs de calcite car l’ensemble carbonatĂ© de Cavnic n’est pas une gangue accessoire : la calcite, la calcite manganĂ©sifĂšre, la rhodochrosite, la dolomite, la sidĂ©rite et les minĂ©raux Mn-Fe apparentĂ©s enregistrent les derniĂšres Ă©tapes riches en carbonate d’un cĂ©lĂšbre systĂšme minier hydrothermal.

    calcite pointue et pyrite massive provenant de Cavnic — crĂ©dit : Rob Lavinsky, iRocks.com / Wikimedia Commons

    Photo : Wikimedia Commons

    Pour le collectionneur, la calcite de Cavnic est mieux apprĂ©hendĂ©e comme un minĂ©ral de localitĂ© plutĂŽt que comme une raretĂ© d’espĂšce. La calcite elle-mĂȘme est abondante dans le monde, mais de bons exemplaires de Cavnic combinent habitude reconnaissable, association, provenance et contexte historique. Un spĂ©cimen de matrice modeste avec quartz et chalcopyrite peut ĂȘtre plus dĂ©sirable qu un ensemble de calcite plus grand mais anonyme s’il capte l’aspect Cavnic.## Specimens en vedette

    Locality Information

    Search for specimens: View all calcite specimens from Cavnic Mine, Romania

    La Mine Cavnic se trouve Ă  Cavnic, dans le comtĂ© de Maramureș, dans le nord des Carpates orientales de Roumanie. D’anciens labels peuvent indiquer Kapnik, KapnikbĂĄnya, Kapnic ou Cavnic, reflĂ©tant l’usage historique hongrois, allemand et roumain de la rĂ©gion. Dans la littĂ©rature sur les spĂ©cimens, « Cavnic » peut Ă©galement ĂȘtre utilisĂ© de maniĂšre gĂ©nĂ©rale pour la zone d’exploitation, tandis que des Ă©tiquettes plus prĂ©cises peuvent nommer des filons tels que Boldut, Roata, Rainer / Reiner ou Rotunda. Les collectionneurs sĂ©rieux devraient conserver les anciens labels car ils peuvent clarifier si un spĂ©cimen provient du Cavnic Mine sensu stricto ou d’une des mines associĂ©es dans le district minier de Cavnic.

    GĂ©ologiquement, Cavnic est un systĂšme de veines Ă©pithermales Ă  fracture contrĂŽlĂ©e, polymĂ©tallique, du district gĂ©logĂ©nĂ©tique de Baia Mare. Les travaux publiĂ©s dĂ©crivent le dĂ©pĂŽt comme un systĂšme carbonate–mĂ©tal de base–or, avec des concentrations rares d’Au-Ag, principalement hĂ©bergĂ© par des roches volcaniques nĂ©ogĂšnes et, dans les parties plus profondes et mĂ©dianes, par des roches sĂ©dimentaires palĂ©ocĂšnes–MiocĂšne et des bodies dioriidiques pĂ ssonniens. Les structures porteuses de minerai suivent globalement une direction NE-SW ; le systĂšme Ă  l’échelle du dĂ©pĂŽt comprend plusieurs veines de cent mĂštres Ă  plus d’un millier de mĂštres de long, de plusieurs mĂštres d’épaisseur et avec une extension verticale majeure.

    La paragenÚse minérale est une histoire hydrothermale en phase de refroidissement. Des études font la distinction entre des assemblages Fe ± W précoces, puis Cu-Fe, puis Zn-Pb-Fe-Cu avec de la sphalérite, de la galÚne, de la pyrite et de la chalcopyrite, suivis par des silicates et carbonates de manganÚse en fin de parcours avec bourdonite et tétraédrite. La calcite appartient naturellement à cette évolution riche en carbonate et se produit dans plusieurs générations avec du quartz, de la dolomite, des sulfures, des sulfosels et des minéraux de manganÚse. La présence de calcite portant du manganÚse est particuliÚrement importante pour les collectionneurs car elle explique la coloration rose pùle et la fluorescence UV attractive observées sur certains spécimens de Cavnic.

    L’exploitation Ă  Cavnic remonte profondĂ©ment dans l’histoire. Des sources historiques locales situent l’activitĂ© miniĂšre au moins dĂšs l’époque mĂ©diĂ©vale, avec des privilĂšges liĂ©s Ă  l’exploitation miniĂšre Ă  Capnic accordĂ©s au XVe siĂšcle. La galerie Voievod de la ville est associĂ©e Ă  une inscription de 1511 commĂ©morant la mort d’Iacob Huber, l’un des dĂ©tails survivants les plus marquants de l’ancienne mine. Les siĂšcles suivants ont vu des rĂ©ouvertures rĂ©pĂ©tĂ©es, des leasings, des modernisations et des investissements Ă©trangers. Au XIXe siĂšcle, le traitement des mĂ©taux prĂ©cieux de Cavnic Ă©tait suffisamment bien dĂ©veloppĂ© pour que ses techniques et ses mĂ©tallurgistes soient connus au-delĂ  de la Roumanie.Pendant la pĂ©riode communiste et au cours du XXe siĂšcle, Cavnic est devenu une ville miniĂšre industrielle produisant des minerais de plomb, de zinc, de cuivre, d’or et d’argent. La mine et les exploitations voisines de Maramureș figuraient parmi les sources importantes de minerai non ferreux en Roumanie jusqu’à leur fermeture Ă  la fin des annĂ©es 2000. Des reportages roumains citent 2007 comme annĂ©e de fermeture de Cavnic, aux cĂŽtĂ©s de Herja, Șuior et Baia Borșa; les rĂ©fĂ©rences du marchĂ© des minĂ©raux et des localitĂ©s Ă©voquent souvent la fin d’activitĂ© en 2008. Dans les deux cas, l’exploitation active est terminĂ©e, et les galeries souterraines ne constituent pas une destination de collection habituelle.

    L’accĂšs moderne doit ĂȘtre traitĂ© comme un accĂšs Ă  une mine fermĂ©e, et non comme une collecte rĂ©crĂ©ative. L’ancien secteur minier prĂ©sente des enjeux environnementaux et de sĂ©curitĂ© post-fermeture, notamment des risques liĂ©s Ă  l’eau de mine et Ă  la pollution rapportĂ©s dans les mĂ©dias roumains. Les spĂ©cimens de collectionniers qui arrivent sur le marchĂ© proviennent donc principalement d’anciennes productions miniĂšres, de collections historiques, de stock de marchands et d’occasion provenant de collections testamentaires plutĂŽt que d’une collecte nouvelle et rĂ©guliĂšre en underground.

    Parmi les trouvailles notables pour les collectionneurs de calcite figurent la calcite rose porteuse de manganĂšse sur quartz, la calcite avec chalcopyrite et sphalĂ©rite, la calcite crĂšme Ă  blanche avec pyrite, la calcite sur dolomite et quartz, et les pseudomorphes rares de calcite aprĂšs gypse. Certains spĂ©cimens documentĂ©s des annĂ©es 1990 et plus tĂŽt montrent que Cavnic a produit Ă  la fois de beaux petits cabinet et de grands spĂ©cimens d’exposition. La calcite d’exception n’était pas le produit le plus cĂ©lĂšbre de la mine, mais les meilleurs exemples font sans Ă©quivoque partie de l’immense patrimoine calcite de Cavnic.## CaractĂ©ristiques de la calcite de la mine Cavnic, Roumanie

    La calcite de Cavnic prĂ©sente une variabilitĂ© inhabituellement grande de l’habitus. Les collectionneurs rencontrent des cristaux rhomboĂ©driques, des rhomboĂŻdes tabulaires, des formes aplaties en forme de tĂȘte d’épingle, des cristaux scalĂ©noĂ©driques Ă  en forme de dent d’ours, des cristaux effilĂ©s, des revĂȘtements drusiformes, des croĂ»tes botryoĂŻdales ou rugueuses, et des agrĂ©gats en forme de bois de pique. Certains Ă©chantillons prĂ©sentent deux gĂ©nĂ©rations ou plus de calcite sur la mĂȘme piĂšce : des cristaux plus anciens, couleur paille ou translucides, peuvent ĂȘtre recouverts par des rhomboĂŻdes plus tardifs blancs, crĂšmes ou roses, ou des interiors creux peuvent ĂȘtre lining par une gĂ©nĂ©ration supplĂ©mentaire.

    La couleur est l’un des atouts de la localitĂ©. La calcite blanche et ivoire est courante, mais Cavnic a Ă©galement produit des Ă©chantillons roses pĂąles, rose saumon, jaunĂątre, jaune paille, crĂšme et incolores Ă  translucides. Le matĂ©riel rose est gĂ©nĂ©ralement dĂ©crit comme calcite portant du manganĂšse, avec la formule communĂ©ment donnĂ©e comme (Ca,Mn)CO3. Une bonne calcite rose de Cavnic ne devrait pas ĂȘtre attendue pour ressembler Ă  une rhodochrosite saturĂ©e de Sweet Home ; les meilleurs Ă©chantillons sont souvent dĂ©licats en couleur, s’appuyant sur la brillance, la transparence et l’association pour leur charme.

    L’éclat varie de nacrĂ© Ă  vitreux en passant par cireux, selon la gĂ©nĂ©ration et la texture de surface. Certaines crystals prĂ©sentent une Ă©tincelle de surface sucrĂ©e, en particulier sur les exemples manganoan roses. D’autres sont plus satinĂ©s ou nacrĂ©s, en particulier les pseuodmorphes et les agrĂ©gats rhomboĂ©driques aplatis. Sur des Ă©chantillons bien conservĂ©s, le contraste entre le lustre doux du carbonate et les sulfures mĂ©talliques durs est l’un des effets visuels signature de la localitĂ©.

    Les minĂ©raux associĂ©s sont centraux pour juger la calcite Cavnic. Les combinaisons les plus souhaitables incluent quartz, dolomite, chalcopyrite, sphalĂ©rite, galĂšne, pyrite, marcasite, rhodochrosite, fluorite, barytine, gypse, sidĂ©rite et stibnite. La chalcopyrite peut apparaĂźtre sous forme de sphĂ©noĂŻdes dorĂ©s nets ou de cristaux hybrides, offrant un fort contraste contre la calcite blanche ou rose. La pyrite peut apparaĂźtre comme de petites sphĂšres cuivrĂ©es ou des agrĂ©gats en cubes sur la calcite blanche. Le quartz forme couramment une base Ă©tincelante, parfois avec un zoning smoky ou des cristaux double terminus. La dolomite ajoute des rhombs pĂąles ou des agrĂ©gats arrondis qui sont faciles Ă  confondre avec la calcite, sauf si l’échantillon est bien Ă©tiquetĂ© ou testĂ©.

    Les tailles varient considĂ©rablement. Des Ă©chantillons en miniature et en mini cabinet existent, mais une grande partie du matĂ©riel du marchĂ© classique est de taille petit cabinet Ă  cabinet, environ 5 Ă  15 cm de diamĂštre. Des exemples de grande taille en cabinet ont Ă©tĂ© documentĂ©s dĂ©passant 18 cm, et certains vieux spĂ©cimens d’exposition atteignent des dimensions de plaque impressionnantes. La taille des cristaux varie d’une druse Ă  l’échelle millimĂ©trique jusqu’à des rhomboĂŻdes tabulaires de plusieurs centimĂštres de diamĂštre ; un Ă©chantillon documentĂ© de calcite manganoan et de chalcopyrite de grande taille portait des rhomboĂŻdes tabulaires roses jusqu’à environ 6 cm, tandis qu’un autre Ă©chantillon de calcite Boldut prĂ©sentait des cristaux effilĂ©s jusqu’à environ 3,7 cm.La fluorescence est une caractĂ©ristique utile et attrayante, mais ce n’est pas une preuve d’emplacement Ă  elle seule. Les Ă©chantillons de calcite Cavnic ont Ă©tĂ© documentĂ©s avec une rĂ©ponse au long ondes UV faint orange, orange-jaune, rouge, rosĂ©-rougeĂątre et vert neon vif, en particulier dans les matĂ©riaux contenant du manganĂšse. La fluorescence peut varier au sein d’un mĂȘme spĂ©cimen, les calcites roses plus grandes rĂ©agissant plus fortement que les gĂ©nĂ©rations plus petites de couleur crĂšme.

    Les facteurs de qualitĂ© sont spĂ©cifiques Ă  l’emplacement. Les meilleures calcites de Cavnic prĂ©sentent une composition Ă©quilibrĂ©e, une bonne sĂ©paration des cristaux, un Ă©clat frais, un minimum de contusions et une association reconnaissable. La calcite mangano-an rose devrait ĂȘtre Ă©valuĂ©e selon la couleur, la fluorescence et la dĂ©finition du cristal, mais un spĂ©cimen pĂąle avec une forme nette et un bon contraste de chalcopyrite peut ĂȘtre plus important qu’un amas plus lumineux mais endommagĂ©. Les calcites blanches sont les plus souhaitables lorsqu’elles prĂ©sentent une habitus inhabituel, un excellent contraste sur une matrice sulfure, de jolis accents de pyrite ou de chalcopyrite, ou une croissance complexe multi-gĂ©nĂ©rationnelle. Les pseudomorphes de calcite aprĂšs gypse constituent une sous-catĂ©gorie particuliĂšre : ils sont apprĂ©ciĂ©s pour prĂ©server des formes en lames effilĂ©es, plumes, plutĂŽt que pour la transparence ou la couleur.## Notes du collectionneur

    La calcite de Cavnic est collectible en raison de la localitĂ©, de l’association et de l’histoire — et non parce que la calcite elle-mĂȘme serait rare. La calcite blanche ordinaire de Cavnic reste abordable lorsqu’elle est disponible, surtout si elle ne prĂ©sente pas de minĂ©raux de matrice forts ou de provenance ancienne. De meilleurs morceaux, notamment la calcite rose comportant du manganĂšse avec de la chalcopyrite, des piĂšces sculpturales intactes pour cabinet, des pseudomorphes rares aprĂšs le gypse, ou des piĂšces de collection anciennes avec Ă©tiquettes, peuvent prendre rapidement de la valeur.

    La fermeture de la mine a changĂ© le marchĂ©. Le matĂ©riau de Cavnic apparaĂźt encore rĂ©guliĂšrement chez des nĂ©gociants europĂ©ens, des maisons de vente aux enchĂšres et des collections d’hĂ©ritage, mais les piĂšces de choix ne sont plus rĂ©approvisionnĂ©es par une production active. En consĂ©quence, les bons vieux spĂ©cimens avec Ă©tiquettes provenant de collections allemandes, françaises, roumaines, hongroises, britanniques ou amĂ©ricaines mĂ©ritent l’attention. Les Ă©tiquettes plus anciennes peuvent utiliser Kapnik, KapnikbĂĄnya, Kapnic, Cavnic, Boldut, Roata ou Maramureș; conserve chaque Ă©tiquette, mĂȘme si le libellĂ© semble imprĂ©cis.

    Aucun commerce douteux de faux spĂ©cifiques Ă  Cavnic calcite n’est une prĂ©occupation standard pour les collectionneurs. Les problĂšmes plus rĂ©alistes sont les Ă©tiquetages incorrects, les attributions de localitĂ© trop gĂ©nĂ©rales et la confusion minĂ©rale. La calcite de Cavnic rose pĂąle peut ĂȘtre confondue avec la rhodochrosite, et la dolomite rhomboĂ©drique pĂąle peut ĂȘtre confondue avec la calcite. À l’inverse, une rhodochrosite de Cavnic est parfois assez pĂąle et peut ĂȘtre visuellement discrĂšte. Pour les spĂ©cimens importants, une Ă©tiquette seule ne suffit pas : vĂ©rifier l’habitat, la duretĂ©, la rĂ©action Ă  l’acide diluĂ© lorsque cela est sĂ»r, la fluorescence et les associations. Une confirmation analytique est utile pour les piĂšces « calcite manganĂ©enne » de valeur Ă©levĂ©e ou ambiguĂ«s calcite–rhodochrosite.

    L’état de conservation compte Ă©normĂ©ment. La calcite a une clivage rhomboĂ©drique parfait et une duretĂ© de seulement 3, ainsi les cristaux de Cavnic prĂ©sentent souvent des Ă©raflures sur les arĂȘtes, des extrĂ©mitĂ©s cassĂ©es ou des coins frottĂ©s. Cela est particuliĂšrement frĂ©quent sur les rhombs tabulaires proĂ©minents, les cristaux en forme de dogtooth et les piĂšces de cabinet avec des arĂȘtes exposĂ©es. Les calcites blanches et crĂšme prĂ©sentent aussi facilement des traces de saletĂ© et de manipulation. Les associations avec la pyrite, la marcasite et la chalcopyrite peuvent dĂ©velopper un ternissement ou une instabilitĂ© dans de mauvaises conditions de stockage, alors gardez les spĂ©cimens au sec et Ă©vitez les variations d’humiditĂ©.

    Évitez les nettoyages agressifs. L’acide attaquera la calcite. MĂȘme une exposition brĂšve Ă  l’acide peut attĂ©nuer la brillance, arrondir les micro-caractĂ©ristiques ou retirer une druse dĂ©licate. Le nettoyage mĂ©canique autour de la chalcopyrite, de la pyrite, de la sphalĂ©rite et du quartz doit ĂȘtre conservateur ; les meilleures piĂšces de Cavnic dĂ©pendent souvent d’un fine contraste entre les carbonates et les minĂ©raux mĂ©talliques, et un sur-nettoyage peut donner Ă  une piĂšce un aspect inerte ou d’un « frais » suspect.Lors de l’achat, demandez ce que le spĂ©cimen montre qui est prĂ©cisĂ©ment Cavnic. Une rĂ©ponse convaincante pourrait ĂȘtre : calcite rose portant du manganĂšse sur quartz, rhombes blancs avec des sphĂ©noĂŻdes de chalcopyrite, calcite aprĂšs gypse, calcite avec rhodochrosite d’une ancienne collection Kapnik, ou un cluster de calcite multigĂ©nĂ©rationnel avec de la pyrite sur une matrice de sulfures. Une rĂ©ponse faible est simplement « calcite roumaine ». Cavnic a suffisamment de personnalitĂ© pour qu’un bon spĂ©cimen ne nĂ©cessite pas une prĂ©tendue prestige de localitĂ© pour se transporter.## Stories & Field Notes

    La mine de Cavnic possĂšde l’un de ces dĂ©tails europĂ©ens anciens qui donnent soudainement une dimension humaine Ă  un site minier. Dans la galerie Voievod, l’histoire locale conserve une inscription allemande datĂ©e de 1511 : « Hier hats erschlagen Iacob Huber » — ici Iacob Huber a Ă©tĂ© tuĂ©. C’est une phrase austĂšre, plus mĂ©morielle que documentaire, mais elle situe l’échantillon du collectionneur dans un paysage oĂč l’extraction miniĂšre Ă©tait dĂ©jĂ  ancienne, dangereuse et personnelle plus que cinq siĂšcles auparavant. Bien avant que les rhomboĂŻdes de calcite de Cavnic ne traĂźnent dans des tiroirs sous des Ă©tiquettes soignĂ©es, des hommes traquait des galeries dans la montagne, laissant des traces dans la roche lorsque la montagne en prenait un.

    L’histoire du Cavnic au XIXe siĂšcle n’est pas seulement souterraine. Vers les annĂ©es 1850, un endroit de fusion de l’or connu localement sous le nom de Logolda entra dans la mĂ©moire de la ville. Des rĂ©cits locaux relient le nom au mot anglais « gold », filtrĂ© par le parler populaire comme « La gold » — « Ă  l’or ». En 1856, la TrĂ©sorerie ImpĂ©riale autrichienne aurait louĂ© les mines de Cavnic Ă  une sociĂ©tĂ© anglaise basĂ©e Ă  Paris, et en 1862 les Anglais y bĂątirent une fonderie d’or. Le lieu devient plus tard connu pour des pratiques de traitement des minerais avancĂ©es, et les spĂ©cialistes de Cavnic furent suffisamment respectĂ©s pour qu’en 1891, ils soient envoyĂ©s en Russie pour aider Ă  la mise en service d’une installation d’alcalinisation dans la rĂ©gion d’Altai. La fonderie finit par fermer, laissant des ruines et un nom qui sonne encore Ă  moitiĂ© roumain, Ă  moitiĂ© anglais de camp minier.

    Le chapitre moderne plus sombre arriva au dĂ©but des annĂ©es 1950, lorsque Cavnic fut aussi un site de travail forcĂ© pour des prisonniers politiques. Le 6 juin 1953, quatorze prisonniers travaillant Ă  la mine de plomb de Cavnic s’échappĂšrent dans ce que des sources mĂ©morielles roumaines dĂ©crivent comme l’évasion la plus spectaculaire d’une colonie de travail. Le plan avait commencĂ© parmi des hommes qui avaient travaillĂ© Ă  Baia Sprie ; lorsqu’ils furent transfĂ©rĂ©s Ă  Cavnic, ils y reprirent le plan et y firent entrer de nouveaux participants. L’évasion eut lieu Ă  la sortie de la mine, Ă  la gare de Rainer. Les hommes sortirent dans deux tombereaux de minerai. Les six premiers immobilisĂšrent le garde et le travailleur civil surveillant la sortie, grimpĂšrent des Ă©chelles et atteignirent la forĂȘt entourant le camp.

    Le plan avait Ă©tĂ© de fuir en groupe, mais une fois dehors, les hommes se dispersĂšrent. Certains partirent seuls, d’autres en petits groupes, essayant de prendre leurs distances avec la colonie. Ion Ioanid, qui est devenu par la suite connu pour ses mĂ©moires sur l’emprisonnement, fit partie des Ă©vadĂ©s. Des rĂ©cits de sa fuite se lisent comme une carte tracĂ©e sous la peur : de Cavnic vers l’est, Ă  travers le Maramureș et les montagnes Rodna, comptant sur les bergers et les paysans pour se nourrir, tentant et Ă©chouant souvent Ă  dissimuler le fait qu’ils Ă©taient des fugitifs. AprĂšs dix-huit jours, le 24 juin, Ioanid et un compagnon atteignirent Iacobeni ; avec l’argent du prĂȘtre local, ils achetĂšrent des billets de train pour Bucarest et arrivĂšrent le lendemain. Il resta libre jusqu’au 13 septembre 1953.Ces Ă©pisodes ne sont pas des histoires minĂ©rales au sens strict, mais ils appartiennent Ă  la mĂȘme mine. Les spĂ©cimens de Cavnic portent le nom d’un endroit oĂč des inscriptions mĂ©diĂ©vales, une mĂ©tallurgie de l’époque des Habsbourg, une production actuelle d’oxyde minier industrielle et la mĂ©moire du travail forcĂ© se superposent aux mĂȘmes veines minĂ©ralisĂ©es. Pour un collectionneur, cette histoire fait partie du poids de l’étiquette.## Registres et publications mineralogiques- Mindat — Cavnic Mine, Cavnic, Comitat de Maramureș, Roumanie — Page principale de localitĂ© avec noms historiques, liste des minĂ©raux, galeries photo et rĂ©fĂ©rences pour la mine Cavnic.

    • Mindat — Calcite de la mine Cavnic — EntrĂ©e d’occurrence spĂ©cifique pour la calcite Ă  Cavnic.

    • Mindat — Calcite portant du manganĂšse de la mine Cavnic — EntrĂ©e d’occurrence spĂ©cifique pour la calcite porteuse de manganĂšse, variĂ©tĂ© de calcite fluorescente rose importante pour les collectionneurs.

    • Grancea, L.; Bailly, L.; Leroy, J.; Banks, D.; Marcoux, E.; MilĂ©si, J.-P.; Cuney, M.; AndrĂ©, A.-S.; Istvan, D.; Fabre, C. « Fluid evolution in the Baia Mare epithermal gold/polymetallic district, Inner Carpathians, Romania. » Mineralium Deposita 37, 630–647, 2002 — Étude importante sur les fluides minĂ©ralisateurs couvrant le district de Baia Mare et le cadre Ă©pithermal de Cavnic.

    • HĂźrtopanu, P.; Andersen, J. C.; HĂąrtopanu, I.; Udubașa, S. « Ilvaite From The Cavnic Deposit, Romania. » Romanian Journal of Earth Sciences 8, 62–65, 2012 — Utile pour la paragenĂšse de Cavnic et les stades de minĂ©ralisation Ă  l’échelle du gisement.

    • HĂźrtopanu, P.; Andersen, J. C.; HĂąrtopanu, I.; Udubașa, S.; et al. « Inesite, hubeite, ruizite, apophyllite, et manganoan ilvaite de Cavnic, Carpates orientales, Roumanie. » Carpathian Journal of Earth and Environmental Sciences 17(2), 387–400, 2022 — documente des assemblages silicates et carbonates Fe-Mn tardifs et le cadre Ă©pithermal de sulfidation faible Ă  intermĂ©diaire.

    • Plotinskaya, O. Y.; Damian, F.; Prokofiev, V. Y.; Kovalenker, V. A.; Damian, G. « Tellurides occurrences in the Baia Mare region, Romania. » Carpathian Journal of Earth and Environmental Sciences 4(2), 89–100, 2009 — Contexte rĂ©gional des minĂ©raux-orpailleurs, incluant Cavnic au sein du district de Baia Mare.

    • Ciuntu, V. « Aspecte ale mineralogiei zăcămĂąntului Cavnic (Maramureß) Ăźn colecĆŁia Societăƣii Ardelene de ƞtiinĆŁele Naturii din Sibiu. » Brukenthal. Acta Musei, 2010 — Article de collection du musĂ©e notant les espĂšces de Cavnic dont calcite, rhodochrosite, dolomite, barytine, fluorite, galĂšne, pyrite et stibnite.

    • Wikimedia Commons — Calcite-35871.jpg — Calcite rose porteuse de manganĂšse documentĂ©e sur quartz de Cavnic, photographiĂ©e par Rob Lavinsky.

    • Wikimedia Commons — Calcite-Dolomite-Gypsum-159389.jpg — SpĂ©cimen Cavnic de calcite, dolomite et gypse montrant une calcite rhomboĂ©drique distordue.

    • [Wikimedia Commons — Ca]lcite-Pyrite-197949.jpg](https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Calcite-Pyrite-197949.jpg) — Calcite Ă©paisse et pyrite dĂ©gagĂ©e, de Cavnic, ex Collection Dave Stoudt.## VidĂ©os & MĂ©dias

    • “Reportaj Cavnic” — Antena 3 CNN — reportage vidĂ©o roumain sur le patrimoine minier de Cavnic et le site de fonderie d’or Logolda.

    • “Sphalerite with Chalcopyrite, Galena and Quartz from Cavnic mining area, Cavnic, Romania” — Fabre Minerals on Vimeo — VidĂ©o d’échantillon tournant illustrant le style sulfure-quartz de la zone miniĂšre de Cavnic.

    • “Baryte with Quartz and Dolomite from Roata Mine, Romania” — Fabre Minerals on Vimeo — VidĂ©o d’échantillon tournant provenant de la zone miniĂšre de Cavnic, utile pour comprendre les associations carbonate et quartz du district.

    • “QUARTZ and CALCITE - Cavnic Mine, Maramureș, Romania” — Exposants ConfinĂ©s archive — Page de marchands archivĂ©e avec un onglet vidĂ©o pour un Ă©chantillon de quartz et calcite jaune de Cavnic.## Lectures complĂ©mentaires et liens externes

    • Page localitĂ© Mindat pour Cavnic Mine — Meilleur point de dĂ©part pour la liste des minĂ©raux, photos, hiĂ©rarchie des localitĂ©s et noms historiques.

    • Wikimedia Commons : MinĂ©raux de Cavnic — Galerie d'images ouverte montrant l'Ă©ventail visuel des spĂ©cimens minĂ©raux de Cavnic, y compris les associations de calcite.

    • Wikimedia Commons : Cavnic Mine — Petite galerie axĂ©e sur la localitĂ© de la mine.

    • Orașul Cavnic — « Flori de mină » — Page d’histoire locale roumaine sur les « fleurs de la mine » de Cavnic et le patrimoine minĂ©ral.

    • Aperçu historique de Cavnic — CNIPT Cavnic — Histoire locale avec rĂ©fĂ©rences miniĂšres mĂ©diĂ©vales, l’inscription Iacob Huber de 1511 et les dĂ©veloppements miniers du XIXe siĂšcle.

    • Orașul Cavnic — « Perioada 1945–1989 » — RĂ©cit local de la mine pendant l’ùre communiste et de l’évasion du camp de travail de Cavnic en 1953.

    • Radio RomĂąnia Cluj — Rapport environnemental post-fermeture de la mine de Cavnic — Contexte utile sur la fermeture de la mine, le nettoyage post-minier et les rĂ©alitĂ©s d’accĂšs.

    • DirectMM — Histoire de la fonderie d’or Logolda — Article local sur le site de fusion de l’or du XIXe siĂšcle Ă  Cavnic et la mĂ©moire miniĂšre.

    • Mineral Auctions — Calcite pseudomorphe aprĂšs gypse, Cavnic — Exemples documentĂ©s sur le marchĂ© de la rare calcite aprĂšs gypse Ă  Cavnic.

    • Mineral Auctions — Calcite avec inclusions d’hĂ©matite, Cavnic — Bon exemple d’un style inhabituel de calcite Cavnic multigĂ©nĂ©rationnel.

    • Minfind — Calcite avec dolomite, quartz de Cavnic — Annonce de vendeur archivĂ©e montrant l’association calcite typique de Cavnic avec dolomite et quartz.

    • Minfind — Calcite avec dolomite de Cavnic — Annonce de vendeur archivĂ©e notant du matĂ©riel Cavnic des annĂ©es milieu des annĂ©es 1990 et de petites gerbes de calcite brillantes.

    • Guide principal du collectionneur de calcite