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    By Eugene·Updated on June 22, 2026
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    Serandite du Mont Saint-Hilaire, Canada

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    Serandite provenant de la carrière Poudrette, Mont Saint-Hilaire, Canada

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    Weloganite de la Carrière Francon, Montréal, Canada

    Aegirine de Mont Saint-Hilaire, Canada## Aperçu

    L’aégirine du Mont Saint-Hilaire n’est pas simplement un pyroxène noir accessoire éparpillé dans un ensemble de roches alcalines; c’est l’une des signatures visuelles de la localité. Dans les échantillons de la carrière Poudrette que les collectionneurs connaissent sous le nom de « MSH », l’aégirine assure la ligne architecturale sombre: des prismes noirs brillants à vert profond qui jaillissent d’analcime blanche, de natrolite, de feldspath ou d’une matrice pâle; de fines aiguilles et des tapis fibreux pris parmi la sérandite saumon, l’eudialyte rose, la leucophanite jaune, la gonndardite, la rhodochrosite, et une foule d’autres silicates et carbonates riches en sodium rares. Les meilleurs spécimens utilisent le contraste superbement. Une seule lame noire terminée abruptement sur de l’analcime neige peut être aussi captivante qu’une vignette d’espèce rare, tandis que les associations sérandite-aégirine sont des classiques de cabinet immédiatement reconnaissables de la carrière.

    Aégirine noire sur analcime blanc, de la carrière Poudrette, Mont Saint-Hilaire — crédit : Rock Currier / Wikimedia Commons

    Photo : Rock Currier / Wikimedia Commons

    Le Mont Saint-Hilaire est l’une des grandes localités intrusives alcalines du monde. La richesse minéralogique exposée dans la carrière appartient à l’Ensemble de l’Est Hill, un néphéline-sodalite silyénite peralcaline et au système pegmatitique, bréchia et hydrothermal associé au sein de la province des collines Montrégiennes-Cretacées, à l’est de Montréal. L’aégirine, NaFe3+Si2O6, est un minéral majeur dans ces pegmatites et est répandu dans de nombreux environnements minéraux de la carrière. En termes de collectionneur, il est à la fois courant et important : suffisamment courant pour qu’un ensemble sérieux du Mont Saint-Hilaire contienne généralement plusieurs échantillons portant de l’aégirine, tout en étant suffisamment varié pour que de belles pièces récompensent une sélection soignée.

    L’importance scientifique de la localité est exceptionnelle. Le Mont Saint-Hilaire a produit plus de 440 espèces minérales à partir d’une zone remarquablement petite, avec des dizaines décrites pour la première fois sur le site. Cette diversité n’est pas le fruit du hasard. Le système magmatique alcalin, riche en volatiles et en éléments, a concentré le sodium, le zirconium, le titane, le niobium, les éléments des terres rares, le béryllium, le lithium, le strontium, le baryum et d’autres composants inhabituels, puis les a remobilisés lors d’événements magmatiques et hydrothermaux tardifs. L’aégirine a participé à cette évolution chimique. L’étude classique de 1998 sur l’aégirine du Mont Saint-Hilaire montrait des compositions allant de l’aégirine-augite vers pratiquement l’extrémité égale à l’aégirine, un fort zonage, un enrichissement en terres rares et un état du fer anormalement oxydé dominé par Fe3+.

    Sérandite, aégirine et natrolite du Mont Saint-Hilaire — crédit : Géry Parent / Wikimedia CommonsPhoto: Géry Parent / Wikimedia Commons

    Les collectionneurs recherchent trois éléments par-dessus tout: le contraste, la terminaison et l’association. un cristal d’aegirine noire est plus fort lorsqu’il est fortement terminé et placé contre de l’analcime blanche, de la natrolite, de l’albite ou de la microcline. Des spécimens plus petits peuvent être extrêmement recherchés s’ils incluent une association indiscutable avec Mont-Saint-Hilaire — sérandite associée à l’aegirine, natrolite avec des aiguillons sombres intégrés, eudialyte avec aegirine et gonardite, ou du matériel d’espèce rare dans lequel l’aegirine forme la matrice ou l’accent. De gros cristaux isolés d’aegirine existent, mais la localité est surtout appréciée pour les pièces combinées: le rôle du pyroxène est d’apporter structure et drame à une série alcaline autrement pâle ou pastel.## Specimens en vedette## Locality Information

    Search for specimens: View all aegirine specimens from Mont Saint-Hilaire, Canada

    La localité productrice pour l’aégirite des collectionneurs est la carrière Poudrette sur le mont Saint-Hilaire, dans la MRC La Vallée-du-Richelieu, Montérégie, Québec, Canada. Les mêmes activités d’exploitation sont apparues sous plusieurs noms : carrière Poudrette, carrière De-Mix ou Demix, carrière Uni-Mix, carrière Desourdy, et, sous le nom d’exploitation actuel, Carrière Mont Saint-Hilaire. Les anciens noms comptent car les étiquettes, la littérature et les descriptions de minéraux types peuvent se référer à des périodes de propriété différentes ou à des parties de l’excavation cumulée. À des fins de collectionneur, « carrière Poudrette, Mont Saint-Hilaire » demeure l’étiquette classique et la plus largement comprise.

    La carrière est une opération d’agrégats active plutôt qu’une mine de spécimens. Elle a été découverte pour la première fois comme localité minérale en 1959, et une étude minéralogique plus approfondie a suivi l’exposition de roches intrusives fraîches par l’exploitation, débutant au début des années 1960. Les travaux ont mis en évidence une intrusion alcaline complexe : des cumulates mafiques en strates plus anciennes, puis une diorite néphéline-olivine allant vers le monzonite, et une masse plus jeune en forme de tuyau ou de entonnoir de néphéline-sodalite péralcaline et de porphyre avec breccias. Les minéraux importants pour les collectionneurs apparaissent dans des cavités miaroliques, des pegmatites, des aplites, des xenolithes de sodalite-syenite, des zones d’ardoise et de marbre, et des breccias magmatiques. Les cavités varient de espaces millimétriques à des ouvertures mesurant des mètres, et les pegmatites alcalins sont particulièrement importants pour les espèces rares bien cristallisées.

    L’histoire de la carrière est compliquée par la consolidation. La carrière Poudrette intègre désormais les anciennes exploitations Demix, qui avaient elles-mêmes intégré les anciennes carrières Desourdy et Uni-Mix. La carrière Demix a cessé son exploitation et a été vendue à la famille Poudrette en 1994 ; ce terrain est devenu les parties centrale et ouest de la carrière Poudrette. Fin 2007, la famille Poudrette a vendu la carrière, et le nom de famille a cessé de décrire la société exploitante, bien qu’il reste enraciné dans les étiquettes minérales et dans la littérature.

    L’accès à la collecte a fortement changé. Les décennies précédentes permettaient une collecte bien plus productive, et l’ouverture de la famille Poudrette envers les collectionneurs sérieux a été centrale à la préservation et à l’étude de la richesse minérale de la carrière. Sous la propriété post-2007, la collecte est fortement restreinte. Les informations publiques les plus fiables actuelles décrivent un accès limité à un petit nombre de sorties sur le terrain strictement contrôlées par an, pour de petits groupes de membres enregistrés du Club de Minéralogie de Montréal sélectionnés par tirage au sort. La collecte occasionnelle, la collecte à l’improviste et l’accès non organisé ne devraient pas être attendus.La période de production la plus importante pour les spécimens de collection fine s’étend de la fin du XXe siècle jusqu’en 2007, lorsque les collectionneurs avaient un accès suffisant pour suivre les faces de carrières, sauver le matériel fragile des poches et examiner d’importantes quantités de roche broyée. Le long empire de collecte de Gilles Haineault, du milieu des années 1980 jusqu’en 2007, est particulièrement significatif. Il bénéficiait d’un accès exceptionnel, a récupéré de nombreux spécimens les mieux connus du Mont Saint-Hilaire et a rassemblé une collection qui est devenu plus tard centrale pour les collections du Mont Saint-Hilaire du Musée canadien de la nature.

    L’aégirine n’est pas l’un des minéraux les plus rares du site, mais elle figure parmi les plus persistants. Elle apparaît comme un constituant majeur de plaquettaires et se manifeste avec des abundances variables dans de nombreux autres assemblages. Étant donné qu’elle est chimiquement liée à l’évolution sodique-richesse en oxyde, péralcalin du East Hill Suite, elle constitue également un indice visuel pratique : lorsqu’un spécimen porte de l’aégirine noire avec du feldspath blanc, de la natrolite ou de l’analcime et une ou plusieurs espèces rares de sodium-zirconium, de terres rares ou de carbonate, il présente souvent le « look » inimitable du Mont Saint-Hilaire.## Caractéristiques de l’aegirine du Mont-Saint-Hilaire, au Canada

    L’aegirine du Mont-Saint-Hilaire va de minuscules cristaux aciculaires et des gerbes radiantes à des cristaux prismatiques substantiels. Les descriptions de localité enregistrent des cristaux allant de aiguilles millimétriques à de grands prismes bien terminés mesurant jusqu’à environ 30 cm de long. Le matériau de collection le plus courant est bien plus petit : des miniatures et petites vues avec une seule lame noire, des amas de prismes vert foncé, ou des gerbes feltées associées à des zeolites, feldspaths, sérandite, minéraux du groupe eudialyte ou d’autres espèces de la série alcaline.

    La couleur dépend fortement de l’habitus. De petits cristaux aciculaires peuvent être vert clair à vert foncé et peuvent aussi apparaître jaunâtre, brun ou rougeâtre. Les prismes plus grands sont généralement noirs ou très verts, parfois avec des teintes brunâtres; des cristaux prismatiques provenant d’environnements de brèches ont été décrits comme vert foncé à brun avec des terminaisons brun rougeâtre. La glème est vitreuse sur les faces fraîches, bien que de nombreux specimens présentent des surfaces plus ternes où des revêtements microcristallins, des produits d’altération ou de minuscules cristaux associés obscurcissent le pyroxène.

    La forme cristalline est habituellement prismatique, allongée et fortement terminée. De fins cristaux peuvent former des gerbes ou des agrégats feltés. Les individus plus gros sont communément nettement terminés et striés longitudinalement, et leur attrait dépend fortement de l’intégrité des terminaisons. L’habitus confère à de nombreux spécimens du Mont-Saint-Hilaire leur qualité graphique : une lance noire traversant l’analcime blanc, une brosse sombre de aiguilles projetées de la nétralite, ou des prismes noirs courts incrustés dans une matrice pâle à côté de la sérandite orange-rose.

    L’étude de la chimie cristalline de 1998 a séparé le matériel porteur d’aegirine de plusieurs micro-environnements de la Suite East Hill. Dans les cavités miaroliques, l’aegirine apparaît sous forme de très petits cristaux aciculaires bleu-vert, couramment avec l’elpédite. Dans les xenolithes de syénite sodalithique, elle apparaît sous forme de prismes vert foncé à brun, mesurant plusieurs millimètres. Dans les aplites, elle apparaît comme des cristaux prismatiques vert foncé et des masses feltées fibreuses. Dans les dikes de pegmatite, elle peut former des cristaux prismatiques plus grossiers, subhédraux à hédraux, localement centimétriques, avec des surcroissances fibreuses. Dans les brèches magmatiques, elle est présente comme des prismes vert foncé à brun avec des terminaisons brun rougeâtre. Cette plage est l’une des raisons pour lesquelles l’espèce est si utile dans une série du Mont-Saint-Hilaire : elle enregistre plus d’un stade et d’un cadre au sein de l’intrusion.D'un point de vue chimique, l’aiguirine du Mont Saint-Hilaire n’est pas uniforme. Les échantillons étudiés vont de compositions aigirine-augite à presque l’aiguirine en terme d’extrémité de la série. Un zonage fort est courant, avec des noyaux enrichis en calcium et en zirconium et des couronnes plus riches en sodium et en titane. Plus de 85 pour cent du fer dans le matériel étudié est Fe3+, une signature oxydée marquante. L’aiguirine est enrichie en éléments des terres rares par rapport aux valeurs de référence chondritiques et porte une forte anomalie négative d’europium, la reliant au même système de fractionnement tardif, riche en éléments incompatibles et à la base du caractère prolifique du Mont Saint-Hilaire pour les minéraux rares.

    Les associations sont l’un des facteurs de qualité centraux. Les accouplements classiques incluent l’aiguirine avec l’analcime, la natrolite, l’albite, la microcline, la sérandite, l’eudialyte, la gonnardite, la rhodochrosite, la catapléïte, l’elpidite, les minéraux du groupe d’astrophyllite, la zircon, la calcite, les amphiboles et les carbonates des terres rares. Comme l’aiguirine est abondante, la simple présence de l’espèce ne suffit pas à rendre une spécimen remarquable. L’important est la façon dont elle cadre le spécimen: un prism noir complet sur de l’analcime blanc net, des aiguilles nettes rehaussant la sérandite saumon, ou une aiguirine sombre offrant un contraste avec la leucophanite jaune ou l’eudialyte rose peuvent être plus désirables qu’un cristal plus grand mais terne et en contact.

    Les meilleurs spécimens d’aiguirine du Mont Saint-Hilaire présentent plusieurs traits: terminaisons intactes, bel éclat, contraste marqué, peu de meurtrissures sur les arêtes et association claire. Des pulvérisations aciculaires fines doivent être évaluées à la loupe pour des pointes cassées. Des prismes plus grands doivent être vérifiés pour des fissures de clivage, des terminaisons usées et des réparations à la colle sur la base. Les spécimens combinés doivent être jugés comme des compositions plutôt que comme des pièces monospécifiques; les exemples les plus réussis donnent une impression d’équilibre, l’aiguirine agissant comme un accent structural sombre plutôt que comme une masse confuse d’aiguilles noires.

    Sérandite et aiguirine noire du gisement de Poudrette, Mont Saint-Hilaire — crédit : Géry Parent / Wikimedia Commons

    Photo: Géry Parent / Wikimedia Commons## Notes du collectionneur

    L’aéGirie de Mont-Saint-Hilaire reste disponible, mais le caractère de l’approvisionnement a changé. Le matériel fraîchement collecté est limité par l’accès restreint à la carrière, donc la plupart des spécimens sur le marché proviennent d’anciennes collections, de stocks de marchands, de matériel de missions de terrain historiques ou de dispersions de collections. De petites miniatures et des miniatures avec analcime, natrolite, albite ou feldspath ne sont pas difficiles à trouver. De beaux ensembles de pièces avec sérandite, éudialyte, leucophané, catapléïte, espèces rares inhabituelles, ou des aégerines terminées superbement placées sont beaucoup plus rares.

    La localité elle-même ajoute de la valeur, donc la provenance compte. D’anciennes étiquettes indiquant Poudrette, Demix, Uni-Mix ou Desourdy peuvent toutes être légitimes selon la date et la partie de la carrière, mais les meilleures étiquettes préservent l’intégralité de la chaîne de noms plutôt que de tout simplifier en « Mont-Saint-Hilaire ». Un spécimen avec une étiquette de collectionneur provenant de Gilles Haineault, László Horváth, Elsa Pfenninger-Horváth, Peter Tarassoff, l’orbite des chercheurs du Musée canadien de la nature, ou d’une vieille collection bien connue mérite une documentation soignée. Pour le matériel de Mont-Saint-Hilaire, un petit morceau avec une provenance excellente peut être plus significatif qu’un spécimen plus grand mais anonyme.

    Aucune pratique de traitement généralisée n’est associée à l’aégerine de Mont-Saint-Hilaire. L’amélioration de la couleur et le traitement thermique ne sont pas des préoccupations habituelles pour l’espèce. Les questions d’authenticité pratiques concernent principalement les confusions de localité, les réparations non divulguées et les étiquettes d’association trop optimistes. L’aégerine est commune dans les complexes alcalins du monde entier, de sorte que des cristaux noirs isolés sans matrice ou sans anciennes étiquettes peuvent être difficiles à distinguer du matériel du Malawi, de Russie, du Groenland, de Norvège ou d’autres localités classiques. Les spécimens combinés de Mont-Saint-Hilaire sont plus faciles à reconnaître lorsqu’ils portent l’assemblage approprié : analcime, natrolite, albite, sérandite, minéraux du groupe éudialyte, carbonates des terres rares, ou d’autres espèces connues du MSH dans une texture adaptée.

    Les réparations méritent d’être surveillées. L’aégerine est cassante, présente une clivage distinct et forme des cristaux saillants qui se détachent facilement. Sur les spécimens sur matrice, inspectez la base d’un grand cristal sous grossissement pour la colle, la poussière emprisonnée dans l’adhésif, un léger désalignement ou la fluorescence de l’époxy. Les réparations ne sont pas nécessairement fatales — de nombreux spécimens importants de Mont-Saint-Hilaire sont délicats et ont été récupérés dans des roches de carrière explosées — mais elles doivent être divulguées et doivent influencer le prix.Les problèmes de conditionnement incluent des terminaisons écaillées, des sprays d’aiguilles cassés, des arêtes égratignées sur les prismes plus grands et des espèces associées endommagées. Sur les morceaux de sérandite-aigireine, la sérandite peut être plus vulnérable et plus critique en termes de valeur que l’aigireine. Sur les associations d’analcime, vérifiez le tissu blanc pour les dommages de contact et les taches. Sur les morceaux de natrolite, examinez les cristaux minces, incolores à blancs, pour leurs extrémités cassées. L’aigireine elle-même est stable dans des conditions d’exposition ordinaires, mais un nettoyage agressif est risqué car les zéolithes, carbonates, feldspaths et espèces rares associées peuvent réagir différemment. Évitez les nettoyeurs ultrasoniques et la vapeur; utilisez un brossage doux et une eau minimale à moins que vous connaissiez l’ensemble complet.

    Les pseudo-matrices de quartz et de sidérite après l’aigireine constituent une sous-catégorie spécialisée. Elles ne sont pas des faux; ce sont des spécimens de remplacement naturels dans lesquels la forme originale de l’aigireine est préservée par un autre minéral. Les pseudo-matrices grandes et complètes après l’aigireine provenant de la carrière Poudrette sont rares et peuvent atteindre des prix bien supérieurs à ceux des miniatures ordinaires d’aigireine. Ceux-ci doivent être jugés par la clarté de l’habitus original de l’aigireine, l’intégrité, l’association et la provenance, et les étiquettes doivent indiquer clairement le minéral de remplacement.

    Pour une collection représentative, choisissez au moins une aigireine noire nette sur l’analcime blanche ou la natrolite, une association sérandite-aigireine si le budget le permet, et une micro ou miniature montrant l’habitus aciculaire plus fin. Les collectionneurs locaux avancés seront amenés à poursuivre l’aigireine dans différents environnements du Mont Saint-Hilaire : cristaux de pegmatite prismatique, surépaisseurs fibreux, aigireine avec épidite, aigireine avec des minéraux du groupe de l’eudialyte, et des spécimens rares où l’aigireine fait partie de la matrice.## Stories & Field Notes

    L'histoire de Mont Saint-Hilaire n'est pas celle d'une mine d'échantillons conçue à dessein. C'est l'histoire d'une carrière d'agrégats qui a accidentellement ouvert un coffre minéralogique. La montagne se trouve à environ 40 km à l'est de Montréal, pourtant le monde minéral important était caché à l'intérieur de l'intrusion jusqu'à ce que l'exploitation minière le découvre. Les notes scientifiques sur la montagne remontent au XIXe siècle, mais l'afflux de découvertes a commencé seulement après que de la roche fraîche a été taillée au XXe siècle. La première vague de collecte a apporté des échantillons étranges à des personnes capables de les identifier, et le site est rapidement devenu un pont entre les amateurs vigilants et les minéralogistes professionnels.

    Un nom appartient au début de l'histoire moderne de la collecte : Frank Melanson. Le récit du Musée canadien de la nature le présente comme le premier collectionneur, apportant des échantillons de la carrière à l'École Polytechnique de Montréal pour identification. Cet acte simple—emporter des roches déroutantes d'une carrière en activité vers des scientifiques—marque le début de la transformation de Mont Saint-Hilaire, de simple fouille locale à l'une des localités les plus définissant pour les minéraux rares au monde.

    La vie de collection la plus vivante à Mont Saint-Hilaire est celle de Gilles Haineault. Né en 1946 et vivant sur place à Saint-Mathieu-de-Beloeil, il est devenu le seul collectionneur professionnel à plein temps dans la carrière de Poudrette au milieu des années 1980. De cette période à 2007, il avait un accès illimité et des droits de collecte, une circonstance extraordinaire dans une carrière active. Son travail n'était pas de simples prospections occasionnelles du week-end. Il signifiait des milliers d'heures de travail physique à la carrière, un examen microscopique, un façonnage soigné, l'étiquetage et le sauvetage patient de matériaux de poche fragiles. Haineault a effectué d'importantes découvertes de minéraux de pegmatite, a découvert ou contribué à la découverte de dix nouvelles espèces, et a servi de lien pratique entre la communauté de collectionneurs et la famille Poudrette, qui possédait la carrière pendant les années des échantillons classiques.

    Pendant de nombreuses années, Haineault et d'autres collectionneurs locaux ont aidé à rendre la richesse minérale de la carrière visible au-delà des tiroirs privés. Des expositions des meilleurs minéraux de Mont Saint-Hilaire ont été organisées avec la famille Poudrette, ainsi qu'un minisymposium annuel et une excursion sur le terrain. Ce modèle—montrer, discuter, collecter, étudier—a été particulièrement fécond. Les échantillons passaient du gravier de la carrière à des armoires privées, puis des armoires privées aux microscopes et instruments analytiques, et de l'analyse à la littérature minéralogique officielle.La collection de Haineault est finalement devenue une histoire nationale. En 2017, il s’est approché du Musée canadien de la Nature pour discuter de l’acquisition de sa vaste collection de Mont Saint-Hilaire. Il a insisté pour qu’elle reste au Canada et soit utilisée pour l’exposition, la recherche et l’éducation. En janvier 2019, une demande a été déposée auprès du Bureau d’examen des exportations de biens culturels du Canada pour acquérir 1 160 spécimens, dont le plus grand catapléïte connu. En juin 2019, la demande a été approuvée et la collection a commencé à être transférée vers le Campus du patrimoine naturel du musée à Gatineau.

    Les chiffres sont vertigineux. Au total, 2 400 spécimens Haineault ont intégré la collection minérale nationale du Musée canadien de la Nature, dont 1 160 qualifiés de « culturellement significatifs ». 5 500 autres spécimens sont entrés dans les collections de localité et de recherche. La collection complète Haineault Mont Saint-Hilaire représentait plus de 8 000 spécimens. Autant ou plus important, Haineault a fourni des métadonnées : date de collection, taille des spécimens, valeur d’évaluation, détails du collectionneur, réparations, analyses, informations historiques, et une photographie pour chaque spécimen. Ce type de dossier est le rêve d’un collectionneur et la base d’un scientifique; il documente non seulement les espèces, mais aussi l’évolution de la découverte à mesure que l’exploitation avançait.

    Parmi les specimens d’exposition du Musée canadien de la Nature se trouve un spécimen de pyrophanite et d’aégirine provenant du Mont Saint-Hilaire mesurant 5 × 3 × 1,5 cm, catalogué CMNMC 87529 et photographié par Gilles Haineault. Sa présence dans l’exposition est révélatrice. L’aégirine peut être commune sur le site, mais dans la bonne association, elle appartient à la même narration que les raretés de la carrière : le pyroxène sombre fait partie du vocabulaire visuel du Mont Saint-Hilaire.## Registres et Publications Minéralogiques- Page de localisation Mindat : carrière Poudrette, Mont Saint-Hilaire — Enregistrement localitaire central avec coordonnées, historique de propriété-nom, statut de carrière active, notes d’accès, liste des minéraux et bibliographie étendue.

    • Entrée localité-espece Mindat : aegirine de la carrière Poudrette — Entrée d’occurrence spécifique à l’aegirine liant l’espèce à la bibliographie de la carrière Poudrette.

    • Piilonen, P. C., McDonald, A. M., et Lalonde, A. E. (1998). “The crystal chemistry of aegirine from Mont Saint-Hilaire, Quebec.” The Canadian Mineralogist, 36, 779–791 — L’article technique clé sur la chimie de l’aegirine de Mont Saint-Hilaire, le zonage, la prédominance de Fe3+, le comportement des terres rares et les microenvironnements.

    • Page ResearchGate pour Piilonen, McDonald, et Lalonde (1998) — Résumé accessible et page d’hébergement du texte intégral pour l’étude de l’aegirine.

    • Horváth, László; Gault, Robert A. (1990). “The Mineralogy of Mont Saint-Hilaire, Quebec.” The Mineralogical Record, 21(4), 281–359 — Traitement classique majeur de la localité cité pour l’aegirine de Mont Saint-Hilaire et de nombreuses espèces associées.

    • Horváth, L.; Gault, R. A.; Pfenninger-Horváth, E.; Poirier, G. (2019). Mont Saint-Hilaire: History, Geology, Mineralogy. The Canadian Mineralogist, Special Publication 14 — Monographie moderne définitive sur la localité, son histoire, sa géologie, la diversité des espèces et l’inventaire des spécimens.

    • Site du patrimoine géologique de l’IUGS : site minéral de Mont Saint-Hilaire — Résumé international du géo patrimoine plaçant Mont Saint-Hilaire parmi les localités minérales les plus importantes au monde.

    • Musée canadien de la nature : “Mont Saint-Hilaire au CMN: Au cœur de la collection minérale du Canada” — Récit du musée sur la collection Haineault, y compris l’échelle de l’acquisition et des exemples de matériaux d’exposition portant de l’aegirine.

    • Musée canadien de la nature : Collection Haineault Mont Saint-Hilaire — Page de collection du musée mettant l’accent sur l’importance nationale, la valeur de recherche et l’exhaustivité de la suite Haineault Mont Saint-Hilaire.

  1. Communiqué de presse du Musée canadien de la nature : “Minéraux du Mont Saint-Hilaire” — Annonce de l’exposition permanente du musée présentant plus de 70 spécimens de Mont Saint-Hilaire provenant de la collection nationale.

  2. Réserve naturelle Gault : Histoire naturelle de Mont Saint-Hilaireal-history/) — Contexte géologique et minéralogique de la Réserve Naturelle Gault de McGill, y compris la diversité minérale de la série East Hill et l’altération hydrothermale.

  3. Gault Nature Reserve: “Mineralogical discoveries continue at Mont Saint-Hilaire” — Court article montrant que les travaux minéralogiques sur la localité restent actifs.

  4. Marble, Laura, and Regis, Andrew (1979). “The Minerals of Mont St. Hilaire.” Rocks & Minerals, 54(1), 4–25 — Premier traitement large orienté collectionneur de la localité.

  5. Wight, Quintin, and Chao, George Y. (1986). “Mont Saint-Hilaire Revisited.” Rocks & Minerals, 61(4), 182–197 — Article de suivi important documentant l’importance minéralogique émergente de la carrière.

  6. Wight, Quintin, and Chao, George Y. (1995). “Mont Saint-Hilaire Revisited Part 2.” Rocks & Minerals, 70(2), 90–138 — Mise à jour extensive ultérieure sur la minéralogie de la localité.

  7. Schilling, J., Marks, M. A. W., Wenzel, T., Vennemann, T., Horváth, L., Tarassoff, P., Jacob, D. E., and Markl, G. (2011). “The Magmatic to Hydrothermal Evolution of the Intrusive Mont Saint-Hilaire Complex.” Journal of Petrology, 52, 2147–2185 — Étude pétrologique clé expliquant les processus en fin de stade ayant contribué à générer la diversité minérale de la localité.

  8. Currie, K. L.; Eby, G. N.; Gittins, J. (1986). “The petrology of the Mont Saint Hilaire complex, southern Quebec: An alkaline gabbro-peralkaline syenite association.” Lithos, 19(1), 65–81 — Article fondamental de pétrologie sur le complexe intrusif.## Vidéos et médias

  9. “Les minéraux du Mont Saint-Hilaire: uniques • Diversifiés • Canadiens” — Musée canadien de la nature — Courte vidéo du musée associée à la Collection Haineault et aux expositions du Mont Saint-Hilaire du musée.

  10. “Mont Saint-Hilaire—Un point chaud minéral canadien” — Musée canadien de la nature / Dr. Paula Piilonen — Transcription de la vidéo du musée expliquant l’importance des minéraux rares de la localité, l’histoire des premières collections et la chimie de l’intrusion alcaline.## Lectures complémentaires et liens externes

  11. Aegirine sur Saint-Hilaire.ca — Page synthétique sur l’espèce axée sur l’occurrence à Mont Saint-Hilaire, habitudes, couleurs, gamme de tailles et associations.

  12. Aegirine — Minéraux de Mont Saint-Hilaire — Page orientée collectionneur avec des notes spécifiques à Mont Saint-Hilaire et des associations photographiées.

  13. Mindat : page de localité de la carrière Poudrette — Meilleure référence unique en ligne pour les noms, notes d’accès, liste des minéraux, photos et bibliographie.

  14. Mindat : galerie et données sur l’aegirine — Utile pour comparer les habitudes d’aegirine de Mont Saint-Hilaire avec des exemples d’autres localités mondiales.

  15. IUGS : site minéral de Mont Saint-Hilaire — Résumé de l’importance géologique et scientifique au niveau élevé, issu du programme international du géo-héritage.

  16. Musée canadien de la nature : Minéraux de Mont Saint-Hilaire — Vue d’ensemble de l’exposition permanente du musée et de l’importance nationale des spécimens de Mont Saint-Hilaire.

  17. Musée canadien de la nature : Mont Saint-Hilaire au CMN — Article lisible sur l’acquisition Haineault, y compris des exemples de spécimens et le contexte de la collecte.

  18. Collection Haineault Mont Saint-Hilaire — Page du musée dédiée à la préservation d’une des collections les plus importantes de Mont Saint-Hilaire jamais réunies.

  19. Réserve naturelle Gault : Histoire naturelle — Contexte géologique et minéralogique accessible depuis la réserve McGill.

  20. Réserve naturelle Gault : les découvertes minéralogiques se poursuivent — Rappel utile que la localité continue de produire des découvertes scientifiques même après des décennies d’étude.

  21. Piilonen, McDonald et Lalonde aegirine — MERC Laurentienne — Référence technique essentielle sur la chimie de l’aegirine et la cristallisation au Mont Saint-Hilaire.

  22. Mont Saint-Hilaire : Histoire, Géologie, Minéralogie — liste Lithographie — Renseignement sur le livre pour la monographie locale moderne définitive.

  23. Guide principal du collecteur d’aegirine